INVITATION :
Les agriculteurs du canton de SALIES-DE-BEARN ont le plaisir de vous convier le Samedi 11 septembre à 10 heures chez monsieur Jean Hourquebie à CASTAGNEDE pour vous présenter, à travers la visite de sa ferme, le professionnalisme des agriculteurs et entamer des discussions autour du rôle joué par l’agriculture dans l’aménagement et le développement durable de nos territoires ruraux.
Chacun peut s’inscrire dès à présent dans la Mairie de sa commune ou en appelant le 05 59 30 80 40 afin de faciliter l’organisation et la gestion du buffet campagnard offert aux visiteurs à la fin de la visite.
En avant première de cette visite, nous avons rencontré Jean Jacques Lateulère, délégué Départemental, Eric Sallier, membre de l’équipe d’organisation et celui qui sera notre hôte le 11 septembre : Jean Hourquebie.
Notre reporter : Jean Jacques Lateulère : pourquoi cette journée ?
J.J. Lateulère : au fil des dernières décennies, la place, le rôle des agriculteurs dans la société a profondément changé. Actuellement nous ne représentons plus que 3 % de la population et nos campagnes, autrefois lieux de productions agricoles, sont considérées aujourd’hui avant tout comme un cadre de vie où cohabitent les agriculteurs et de nouvelles populations.
Les préoccupations environnementales, et en même temps la nécessité de maintenir les terres en état de produire de la nourriture de qualité sont des problématiques au cœur des préoccupations et du métier des agriculteurs. Nous voulons engager le dialogue avec la population pour mieux nous faire connaitre.
Notre reporter : L’affiche de l’opération titre : Mieux se connaitre pour mieux se comprendre. » Le monde agricole serait-il mal connu et mal compris ?
J.J. Lateulère : l’agriculture est au cœur de nos vies : au sein de nos paysages et jusques dans nos assiettes. Tout le monde croit la connaitre et personne ne la connaît vraiment. Dans l’esprit de beaucoup de gens, ses techniques sont souvent assimilées à des modes de productions intensifs, eux-mêmes montrés du doigt et assimilés à des pratiques jugées négativement. Cette image négative nous dessert. Perçue ainsi par l’opinion par simple méconnaissance de notre métier, elle ne correspond pas à la réalité.
Nous avons donc choisi d’instaurer le dialogue, d’expliquer la manière dont nos prenons soin des richesses de la planète.
Notre reporter : Jean Hourquebie, le 11 septembre vous accueillerez les visiteurs dans votre ferme. Ce choix porté sur votre exploitation signifie t-il que vous avez une ferme modèle ?
J. Hourquebie : Ma ferme n’est pas une structure modèle comme vous dites : c’est simplement une ferme comme il y en a beaucoup d’autres dans le canton, partagée entre deux vocations : production de maïs semence et élevage. C’est une adaptation au paysage vallonné de nos villages : dans les plaines du gave, en raison de la qualité des sols et de la présence de l’eau, sont regroupées des productions diverses telles que maïs, sorgo, kiwis etc. ; les pentes se prêtant mieux à l’élevage.
Notre reporter : On nous parle souvent de l'évolution du monde agricole; Comment montrerez-vous cette évolution aux visiteurs ?
J. Hourquebie : Ce sera très simple : je monterai aux visiteurs ce qu’était la ferme avec sa grange au début du siècle et les bâtiments qu’il a fallu construire ensuite au fil des années pour abriter les machines et le troupeau. Evolution des productions, des techniques, des bâtiments : évolutions indispensables de la ferme pour que l’agriculteur puisse vivre de son métier.
Notre reporter : En deux mots : quel sera le déroulement de cette journée
J. Hourquebie : La date a été choisie par le bureau départemental. La journée débutera donc à 10 heures par une brève présentation de l’exploitation. Les groupes de visiteurs seront ensuite orientés vers des ateliers thématiques propres à la vocation de la ferme : chez nous ce sera autour des thèmes de l’élevage, la culture du maïs semence, l’irrigation etc. A l’issue des échanges et après les réponses aux questions que nous espérons nombreuses, un repas sous forme de buffet sera offert aux visiteurs.
Le repas se terminera vers 15 heures trente et chacun pourra donc ensuite assister à Salies à la course des porteuses de Hérades de la Fête du Sel.
Notre reporter : Eric Sallier : vous avez travaillé avec toute une équipe qui porte ce projet de rencontres à la ferme. Plus que 3 % d’agriculteurs aujourd’hui, quel avenir pour l’économie agricole ?
E. Sallier : Le monde agricole ne s’arrête pas aux seuls agriculteurs. Nous sommes fiers de la qualité de nos produits : la Blonde d’Aquitaine n’en est qu’un exemple. Ces produits doivent être transformés pour entrer dans les circuits de distribution et arriver dans les assiettes. Sait-on que l’agriculture et les vignobles représentent tous emplois induits le premier employeur de notre canton. Une nation avec une agriculture en difficulté est vouée à très court terme à la dépendance avec toutes les conséquences néfastes que l’on sait pour l’économie.
Je participe à l’organisation de cette journée, et avec moi une bonne quinzaine d’agriculteurs des villages du canton, parce que notre agriculture est parfois critiquée parce que surtout mal connue. Nous voulons changer cette image.
Etre chef d’exploitation aujourd’hui en 2010 c’est travailler comme une entreprise avec les mêmes contraintes de sécurité, environnementales, de gestion, de rentabilité économique de construction de respect des paysages et n’oublions jamais de le préciser : des productions de qualité.
Pour mieux nous faire connaître, il nous faut aussi communiquer : c’est le but de cette opération qui se déroulera dans 22 fermes du département et sur les thèmes très variés des très nombreuses productions agricoles.
LE PROGRAMME DE LA JOURNEE :
10 heures : Accueil du public.
10 heures 30 : Début de la visite de l’exploitation.
11 heures 30 : fin de la visite et discours.
12 heures : Apéritif suivi d'un buffet campagnard offert par les exploitants agricoles.
Inscriptions indispensables jusqu'au 5 septembre en Mairie ou numéro de téléphone suivant : 05 59 80 70 00.